Le GIEE Valoris’Haies en voyage d’étude en Normandie
S’inspirer d’une filière bocagère structurée pour construire l’avenir dans le Grand Est
Publié le 13 février 2026
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Le sujet des charges de mécanisation interpelle de plus en plus, à tel point que le service agronomique de la Chambre d’agriculture, APVA 52, avait sollicité le regard d’un conseiller indépendant, Julien Hérault, pour délivrer quelques messages et observations lors de son assemblée générale.
Pour débuter son intervention, Julien Hérault insiste sur le fait que le sol est à lui seul un outil, et que la stratégie peut consister à le faire évoluer par des choix agronomiques, afin de lui donner une capacité d’enracinement suffisante.
Cet axe ne peut s’envisager que dans le long terme, en cohérence avec le fait que la productivité agricole grandissante oblige à utiliser des outils toujours plus gros.
Il rappelle à ce propos, que le tassement d’un sol se fait sous forme de strates et que les conséquences sont parfois importantes par le simple passage d’ensembles agricoles très lourds, même sans effet visuel marqué.

Saturer, saturer, saturer…
Avec ce slogan, on parle des différents leviers d’optimisation qui, au final permettent de maitriser ses charges de mécanisation :
Que ce soit individuellement ou en CUMA, ces trois leviers poussés au maximum aboutissent à un coût de revient faible, mais font prendre du risque sur le résultat. Le manque de main d’œuvre au bon moment, la panne, l’inadaptation technologique sont à mettre dans la réflexion. C’est donc un compromis que chacun va devoir rechercher.
Pour Julien Hérault, on doit se placer dans la recherche de rentabilité globale par unité de travail et pas forcément à l’ha, ce qui va vers une approche stratégique d’ensemble. Il met en garde « le mode de mécanisation le moins cher est celui qui est le moins disponible ».
Des critères et des repères pour se situer
Pour cela, il propose un regard technique sur le choix des outils et sur leur optimisation.
Le poids étant l’ennemi de l’agronomie, il préconise d’avoir un tracteur cohérent avec le travail envisagé et regarder le poids en kg/cheval.
Allant de 35 à 45 kg/ch, avec des possibilités de masses, il faudra privilégier un tracteur lourd avec une recherche d’adhérence pour les travaux à faible vitesse, alors qu’a l’inverse, un tracteur léger peut suffire pour des travaux annexes rapides.
La consommation spécifique d’un moteur et son taux de charge indique si la puissance est valorisée correctement. Il faudrait viser un taux de charge de 80 % pour avoir une bonne efficience de l’énergie mise en œuvre.
Julien Hérault avance un critère de 0.11l de carburant/cheval et par heure comme objectif, ce qui veut dire un taux de charge moyen annuel relativement élevé.
Il préconise de regarder globalement la consommation annuelle en litres d’un tracteur et d’appliquer le calcul. (ex : 9000 l/180ch/500h =0.10 l/ch/h)
Enfin, la question du passage des engins est anti agronomique, d’où la réflexion de largeur plus importante d’outils, de contrôle traffic, de limitation du nombre d’interventions pour préserver le potentiel des sols.
Même si la théorie n’est pas la pratique et que le climat joue parfois les arbitres, la prise de recul proposée par Julien Hérault questionne et fait réfléchir plus globalement au niveau de mécanisation utile et sans excès…
Éric Aubry
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