Rendez-vous autour du matériel d’effluents d’élevage pour les CUMA de Haute-Marne

  • Évènements
  • Gestion des effluents
  • Pratiques agricoles
  • Vie du réseau Cuma

Publié le

Le 12 mars dernier, à Breuvannes, s'est tenu le rendez-vous annuel des CUMA de Haute-Marne.

20 CUMA haut-marnaises sont venues faire le point sur le sujet des épandages d’effluents liquides et les évolutions de pratiques probables.

Les CUMA en Haute-Marne et le rapport d’activité de la FRCUMA Grand Est

Mais avant d’écouter les propos tenus par Benoit Brouant, de la Chambre régionale d’agriculture, un état des lieux de l’activité des CUMA de la Haute-Marne et de la FRCUMA Grand Est a été dressé. Rachel Boutte-Laurent (cheffe du service innovation) a pu présenter les GIEE et le rôle de la FRCUMA dans leurs accompagnements.

Dans le département, les CUMA, au nombre de 66, sont toujours en phase de croissance, même si la conjoncture fait ralentir les investissements et les rythmes de renouvellement des machines.

Avec des demandes de soutien IPAGE végétal assez nombreuses, mais qui n’ont pas toutes pu être satisfaites, faute d’enveloppe annuelle suffisante, les questions de stratégie d’investissement sont nombreuses.

La règlementation des épandages en fait partie et le message délivré montre que les choix des groupes doivent avant tout se baser sur l’observation des pratiques et des situations des élevages avant d’investir.

Qualité de l’air : des investissements à ne pas négliger

Les enjeux futurs de qualité de l’air sont un des éléments qui doivent conduire à des choix sans parler d’obligation stricte à ce jour. 

Pour Benoît Brouant, les investissements nouveaux dans des tonnes doivent être pourvus d’accessoires permettant de réduire les pertes d’azote dans l’air et fusionner la logique environnementale à l’économie directe sur l’exploitation. 

Le message est donc de bien connaitre ses gisements, ses contraintes et faire des analyses pour qu’il devienne logique et évident d’investir dans des matériels moins émissifs.

Au regard des tonnes encore en parc (53 % des CUMA en Haute-Marne en sont équipées), la réflexion collective serait de conserver les outils anciens pour des cas particuliers et proposer d’autres services en parallèle pour que chacun puisse trouver sa solution à moindre coût.

En observant les tarifs pratiqués, Il faut compter de 0,50 à 0,80 €/m3 pour une tonne simple et rajouter de 0,30 à 0,50 €/m3 pour un accessoire d’épandage, selon les volumes annuels.

En fin de journée, chacun a pu échanger autour des outils présents, amenés par 3 CUMA locales pour se faire une idée des différents choix possibles.

Éric Aubry