
Projet G’HaiEst : retour sur la première journée d’animation de territoire et le rôle clé du collectif CUMA
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Le mardi 15 septembre 2026 s’est tenue la première journée d’animation de territoire du projet G’HaiEst. Un rendez-vous pour valoriser les initiatives mosellanes, porté par une ambition : inverser la perspective afin que la haie ne soit plus perçue comme une contrainte, mais comme un véritable atout agronomique et économique pour nos systèmes agricoles et nos territoires.
Le collectif CUMA, moteur de la gestion durable du bois de haie
À cette occasion, Philippe Thomas, président de la FRCUMA Grand Est, a rappelé le rôle historique des CUMA et de l’organisation collective dans la gestion et la valorisation de l’arbre hors forêt. Dans les territoires bocagers, le modèle mutualiste a largement fait ses preuves : une trentaine de CUMA permettent aujourd’hui à plus de 3 000 adhérents de produire plus de 600 000 m³ de bois déchiqueté, majoritairement autoconsommé.
En Grand Est, la gestion des linéaires représente un réel défi technique et économique. C’est précisément là que le collectif prend tout son sens : la mutualisation des équipements et des compétences constitue un levier indispensable pour passer d’une simple gestion d’emprise — coûteuse et chronophage — à une gestion durable, tout en structurant des filières de valorisation au bénéfice des territoires.
Des enseignements majeurs pour bâtir la filière agroforestière
Qu’il s’agisse de haies, de ripisylves, de bords de chemins ou de bosquets, l’arbre structure nos paysages et constitue une trame essentielle du maillage agroécologique. Cette après-midi d’échanges et de co-construction a permis de dégager plusieurs axes fondamentaux :
- Gérer durablement avec des outils adaptés : Le mode de gestion est le facteur clé pour préserver la santé écologique des haies et la fonctionnalité des paysages. Le déploiement des outils de planification (PGDH et PGDSAF) est indispensable pour anticiper, protéger et valoriser l’arbre hors forêt.
- Miser d’abord sur l’autoconsommation : La restitution de l’étude menée par la Chambre d’agriculture de la Moselle et le Conseil départemental montre que l’usage du bois directement à la ferme (litière, fourrage, paillage…) constitue le premier levier pour la structuration de microfilières locales.
- Valoriser l’ensemble des services écosystémiques : Qualité de l’air, régulation climatique, réservoir de biodiversité, protection des sols, cycle de l’eau… La gestion durable ne vise pas uniquement un intérêt économique, mais cherche d’abord à maximiser les fonctionnalités de nos paysages.
- Partager la responsabilité territoriale : Parce que la gestion durable des paysages bénéficie à l’intérêt général, cette charge ne peut et ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des agricultrices et des agriculteurs. Elle exige un engagement fort des collectivités locales et de l’ensemble des acteurs du territoire.
- Construire un écosystème technico-économique cohérent : De la plantation au débouché final, l’arbre doit devenir partie intégrante du système agronomique et économique des exploitations. Le rapprochement avec le monde forestier apparaît ici comme l’un des premiers leviers d’action.
- Caractériser nos agroécosystèmes et quantifier la ressource : La réussite de nos actions repose sur une meilleure connaissance de notre matrice arborée (haies, ripisylves, bosquets et lisières forestières). Mesurer ces gisements, évaluer la biodiversité hébergée et quantifier leur dynamique de renouvellement constituent le préalable indispensable pour adapter nos outils de planification et dimensionner des filières locales cohérentes.
Un partenariat régional solide et engagé
Cette journée d’animation s’est appuyée sur l’implication de nombreux partenaires territoriaux. Nos remerciements vont à la Communauté de communes Sarrebourg Moselle Sud et à son vice-président Jean-Marc Mazerand (en charge de la GEMAPI et du Plan Herbe) pour leur accueil et la mise à disposition de la salle.
Nous saluons également le Conseil départemental de la Moselle, engagé pour la gestion durable de l’arbre hors forêt à travers sa convention avec la Chambre d’agriculture de la Moselle, le Parc naturel régional de Lorraine, ainsi que nos partenaires financiers : la DRAAF Grand Est (France Nation Verte) et l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse.
Pour rappel, le projet G’HaiEst rassemble un large consortium régional : la FRCUMA Grand Est, la Chambre d’agriculture du Grand Est, les Chambres départementales (Alsace, Ardennes, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges), Bio en Grand Est, la Fédération régionale des chasseurs du Grand Est, FIBOIS Grand Est, Haiemergence, le Réseau Haies Grand Est et Haies Vives d’Alsace.
Rejoignez la dynamique !
Agriculteurs, agricultrices, élus, communes, EPCI, forestiers, OPA, CUMA : nous avons tous et toutes un rôle à jouer dans l’émergence de ces filières. Le projet G’HaiEst, et l’ensemble des partenaires du consortium sont à votre disposition pour vous accompagner dans vos projets de territoire et déployer les outils de gestion durable sur le terrain.
N’hésitez pas à nous contacter !
Projet G’HaiEst : retour sur la première journée d’animation de territoire et le rôle clé du collectif CUMA
Le mardi 15 septembre 2026 s’est tenue la première journée d’animation de territoire du projet G’HaiEst. Un rendez-vous pour valoriser les initiatives mosellanes, porté par une ambition : inverser la perspective afin que la haie ne soit plus perçue comme une contrainte, mais comme un véritable atout agronomique et économique pour nos systèmes agricoles et nos territoires.
Le collectif CUMA, moteur de la gestion durable du bois de haie
À cette occasion, Philippe Thomas, président de la FRCUMA Grand Est, a rappelé le rôle historique des CUMA et de l’organisation collective dans la gestion et la valorisation de l’arbre hors forêt. Dans les territoires bocagers, le modèle mutualiste a largement fait ses preuves : une trentaine de CUMA permettent aujourd’hui à plus de 3 000 adhérents de produire plus de 600 000 m³ de bois déchiqueté, majoritairement autoconsommé.
En Grand Est, la gestion des linéaires représente un réel défi technique et économique. C’est précisément là que le collectif prend tout son sens : la mutualisation des équipements et des compétences constitue un levier indispensable pour passer d’une simple gestion d’emprise — coûteuse et chronophage — à une gestion durable, tout en structurant des filières de valorisation au bénéfice des territoires.
Des enseignements majeurs pour bâtir la filière agroforestière
Qu’il s’agisse de haies, de ripisylves, de bords de chemins ou de bosquets, l’arbre structure nos paysages et constitue une trame essentielle du maillage agroécologique. Cette après-midi d’échanges et de co-construction a permis de dégager plusieurs axes fondamentaux :
- Gérer durablement avec des outils adaptés : Le mode de gestion est le facteur clé pour préserver la santé écologique des haies et la fonctionnalité des paysages. Le déploiement des outils de planification (PGDH et PGDSAF) est indispensable pour anticiper, protéger et valoriser l’arbre hors forêt.
- Miser d’abord sur l’autoconsommation : La restitution de l’étude menée par la Chambre d’agriculture de la Moselle et le Conseil départemental montre que l’usage du bois directement à la ferme (litière, fourrage, paillage…) constitue le premier levier pour la structuration de microfilières locales.
- Valoriser l’ensemble des services écosystémiques : Qualité de l’air, régulation climatique, réservoir de biodiversité, protection des sols, cycle de l’eau… La gestion durable ne vise pas uniquement un intérêt économique, mais cherche d’abord à maximiser les fonctionnalités de nos paysages.
- Partager la responsabilité territoriale : Parce que la gestion durable des paysages bénéficie à l’intérêt général, cette charge ne peut et ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des agricultrices et des agriculteurs. Elle exige un engagement fort des collectivités locales et de l’ensemble des acteurs du territoire.
- Construire un écosystème technico-économique cohérent : De la plantation au débouché final, l’arbre doit devenir partie intégrante du système agronomique et économique des exploitations. Le rapprochement avec le monde forestier apparaît ici comme l’un des premiers leviers d’action.
- Caractériser nos agroécosystèmes et quantifier la ressource : La réussite de nos actions repose sur une meilleure connaissance de notre matrice arborée (haies, ripisylves, bosquets et lisières forestières). Mesurer ces gisements, évaluer la biodiversité hébergée et quantifier leur dynamique de renouvellement constituent le préalable indispensable pour adapter nos outils de planification et dimensionner des filières locales cohérentes.
Un partenariat régional solide et engagé
Cette journée d’animation s’est appuyée sur l’implication de nombreux partenaires territoriaux. Nos remerciements vont à la Communauté de communes Sarrebourg Moselle Sud et à son vice-président Jean-Marc Mazerand (en charge de la GEMAPI et du Plan Herbe) pour leur accueil et la mise à disposition de la salle.
Nous saluons également le Conseil départemental de la Moselle, engagé pour la gestion durable de l’arbre hors forêt à travers sa convention avec la Chambre d’agriculture de la Moselle, le Parc naturel régional de Lorraine, ainsi que nos partenaires financiers : la DRAAF Grand Est (France Nation Verte) et l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse.
Pour rappel, le projet G’HaiEst rassemble un large consortium régional : la FRCUMA Grand Est, la Chambre d’agriculture du Grand Est, les Chambres départementales (Alsace, Ardennes, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges), Bio en Grand Est, la Fédération régionale des chasseurs du Grand Est, FIBOIS Grand Est, Haiemergence, le Réseau Haies Grand Est et Haies Vives d’Alsace.
Rejoignez la dynamique !
Agriculteurs, agricultrices, élus, communes, EPCI, forestiers, OPA, CUMA : nous avons tous et toutes un rôle à jouer dans l’émergence de ces filières. Le projet G’HaiEst, et l’ensemble des partenaires du consortium sont à votre disposition pour vous accompagner dans vos projets de territoire et déployer les outils de gestion durable sur le terrain.
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Être accompagné pour mieux connaître, gérer et valoriser ses haies