Le condor réduit son envergure pour élargir son offre
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Connu en France depuis maintenant environ dix ans, le semoir Condor Amazone avait fait ses premiers hectares en test en Haute-Marne. Aujourd’hui, il est présent dans neuf CUMA du Grand Est, en version 12 et 15 mètres.
Depuis de nombreuses années, le terrain souhaitait une déclinaison en largeur plus faibles. C’est chose possible dorénavant, avec également de nombreuses évolutions.
Les fondamentaux restent les mêmes, avec plus de polyvalence
Apprécié pour sa simplicité et son faible coût d’entretien, l’élément semeur du Condor reste basé sur une pointe de douze millimètres de large, fixée sur un étançon flexible latéralement et disposé sur trois rangées.
Contrairement à ses grands frères, le Condor 9000 (neuf mètres) – qui sera aussi proposé en six, sept et huit mètres – dispose d’un système de pression adaptatif des éléments au sol, permettant ainsi plus de régularité en fonction des dénivelés.
Après avoir attelé et réglé le niveau de la machine à l’horizontal, l’utilisateur choisira en cabine des pressions au sol pouvant aller de la pression naturelle à 120 kg à la pointe, pour les conditions dures en semis direct.
Le réglage de profondeur se fait par la roue de jauge, manuellement avec des repères crantés.
Deux choix d’inter-rangs sont aujourd’hui possibles en 20 et 25 centimètres ainsi que trois choix de roulettes de rappui, avec notamment une nouvelle version en V pour un rebouchage du sillon plus prononcé.
Comme sur les gros modèles, l’appareil embarque de série trois trémies respectivement de 1300,1900 et 900 litres, disposant des mêmes doseurs et permettant différents choix selon les types de semences et le besoin de fertilisation.
Tout l’avant de l’appareil, assez compact, provient des semoirs monograines traînés déjà présents dans la gamme.

Un besoin de puissance limité
Certaines CUMA étaient intéressées par la conception de l’outil, mais pas forcément capables de valoriser une largeur de 12 mètres. Ces versions vont convenir à des gammes de tracteurs de 150 à 200 chevaux et ainsi proposer un choix dans certains groupes.
À noter que la CUMA de Villesec et CUMA de Balesmes (Haute-Marne) ont déjà fait des achats en version neuf mètres pour la saison 2027. Si on se base sur des surfaces annuelles minimum de 80 hectare/mois, il est possible de maîtriser les coûts d’implantation avec un appareil plus polyvalent, en limitant le besoin de carburant et de puissance.
Il reste malgré tout un appareil de non-labour à associer, ou non, avec des outils de mulch (herse à paille, ou déchaumeurs très superficiels), car sa vitesse logique d’utilisation préconisée de cinq à six km/h.
En résumé, il se positionne dans une gamme de tarifs moyens, mais avec plus de possibilités. Dans un monde où la subvention se raréfie, c’est une catégorie de semoir qui permet de garder l’objectif d’un chantier de semis à 30/35 €/ha si l’on globalise 600 à 700 ha par an. Une utilisation collective paraît largement possible pour peu que l’on fasse des couverts et des cultures annuelles.
Éric Aubry